L’éthique du Hacker

Si le terme Hacker a déjà signifié quelque chose de neutre, comme programmeur, il y a une décennie, il a cependant pri une saveur péjorative suite à des frasques très médiatisées de certain pirates de l’informatique. Pourtant, les Hacker de ce monde sont motivés par un code d’honneur qui se situe bien à l’encontre des valeurs mercantiles et individualistes de notre époque.

En effet, le hacker est motivé par l’avancement de la connaissance avant tout autre objectif. Son intérêt étant intellectuel avant tout, il va mettre de l’avant tout ce qui peut lui permettre d’avancer dans ses projets. Cela se traduit concrètement d’abord par l’accès à des outils gratuits et/ou ouverts (freeware, opensource). Il y a aussi la mise en place de plateformes collaboratives, afin d’avancer de concert sur un projet. L’absence de hiérarchie, ou la gestion horizontale, est souvent de mise. Notons que le hacker typique est généralement mû par des valeurs progressistes et travaille pour le bien commun.

Il est certain que la mode est à la capitalisation de tout ce qui touche de près ou de loin à l’informatique et que le divertissement semble prendre une place toujours plus importante dans les services offerts sur Internet. Sous cet angle, le modèle hacker peut sembler s’apparenter à une utopie. Or je vous garanti qu’il n’en est rien. Ces modèles de travail ont amplement fait leur preuve à travers le temps, il n’y a qu’à penser à toutes les avancées technologiques du web qui reposent en majeur partie sur le travail de hacker. Si beaucoup de programmeurs travaillent maintenant pour de grosses compagnies, ce n’est pas le cas pour tous. J’ai travaillé très brièvement avec le groupe Koumbit il y a un bon moment, et je peux vous assurer que leur modèle d’autogestion où tous les travailleurs participent à la prise de décision et sont leur propre patron fonctionnait très bien. Créant de sites web avec une variété de logiciels libres et ayant comme client des organismes à but non lucratif, ils ont très bien su trouver leur niche, à l’ombre des BigCorp de ce monde.

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