Activité D : Analyse collaborative de systèmes

Service 1 : Dribbble (www.dribbble.com)

Dribbble est une plateforme de diffusion et de réseautage pour les designers et créateurs, d’une part, et pour les entreprises qui souhaitent embaucher, d’autre part. Son but, en plus d’être une vitrine pour les créateurs, est de créer et animer une communauté dynamique de designers de qualité, tout en étant une entreprise Web profitable. Conçu par Dan Cederholm et Rich Thornett, la version Beta du site a été lancé en 2009. Le nom Dribbble vient de la double signification de dribbler des idées comme un ballon et de distribuer ses œuvres au compte-gouttes. En janvier 2017, Dribbble a été acheté par Tiny, une « famille » de compagnies de style startup sur internet (https://www.tinycapital.com/). Son CEO est présentement Zack Onisko.

Dribbble compte environ 40 employés, est utilisé dans 195 pays et a mensuellement quelques 4 millions de visiteurs. Elle se targue d’avoir aidé plusieurs compagnies de renom telles que Apple, Airbnb, IDEO, Facebook, Google, Dropbox, Slack, Shopify, Lyft. On peut dire que son prédécesseur est Crew, et que présentement ses compétiteurs sont Behance et DeviantArt. Sa langue d’interface est l’anglais seulement.

Les services offerts sur Dribbble varient selon deux paramètres. D’abord selon le type d’utilisateur que vous êtes : Professionnel des métiers du design visuel (Designers graphiques, Designers web, Designers d’interaction, Illustrateurs, Typographes, etc.), employeur à la recherche de designers, dirigeant d’entreprises désirant mettre de l’avant le travail de leurs équipes, ou non-designers intéressés par le design. Ensuite, les services variant selon le profil utilisé sur la plateforme : Non-membre, Utilisateur, Gestionnaire Team ou Administrateur. En gros les services incluent la possibilité d’afficher une image de son travail, participer à un projet, accéder aux informations des autres utilisateurs, commenter, lire ou participer au blogue, participer à des rencontres d’utilisateurs, annoncer un emploi et recevoir des fiches de candidats.

Les frais d’utilisation varient en fonction du type de service utilisé. Les non-membres et les utilisateurs inscrits peuvent gratuitement accéder aux œuvres et infos des utilisateurs, ainsi que les « suivre ». Il faut s’inscrire pour pouvoir créer un profil et télécharger une œuvre sur le site, mais pour ce qui est de la rendre publique, Dribbble possède un système unique de référencement. En effet, un utilisateur doit recevoir une invitation d’un autre utilisateur pour publier (Players & Prospects). Afin de contourner ce système et d’avoir accès à une foule d’autres fonctionnalités l’utilisateur doit débourser des frais pour accéder au profil « Pro » et/ou payer des frais afin de « booster » son profil pour le rendre plus visible. L’entreprise qui recherche du talent quant à elle se voit proposé un service bonifié de recherche ou d’annonce de poste moyennant un frais mensuel.

Les éléments faisant parti du profil (statique et dynamique) sont le nom, le lieu de résidence, un avatar, le type d’utilisateur, la profession, l’adresse courriel, la disponibilité d’embauche, une liste de « Skills », les différents réseaux sociaux où il est inscrit, les shots, les « Followers », les « Likes », les étiquettes utilisées, les « Teams » où il figure ainsi que les projets affiliés à ceux-ci. Les profils sont sous le contrôle total des utilisateurs.

Les modalités de recherche sur le site varient selon ce que l’on recherche. La recherche de shots sur le site se fait de trois façons différentes. D’abord par type de travail des utilisateurs :

Il y a ensuite deux filtres selon certains qualificatifs :

Finalement on peut faire une recherche par étiquettes via les shots.

Les modalités de recherche de designers apparaissent comme un filtre à première vue, mais l’utilisateur est redirigé vers une page de forfaits. L’outil de recherche de Teams est composé de deux repères, soit les habiletés (skills) ou un lieu.

Dribbble est très connecté aux autres réseaux et plateformes sur le marché. D’abord par la possibilité de s’y inscrire via d’autres réseaux et d’y récupérer des informations:

Ensuite par la possibilité pour un utilisateur d’afficher ses différentes adresses internet et d’y être redirigé. Aussi par le référencement :

Finalement par l’ajout de plug-in et liens vers d’autres plateformes :

Dribbble possède une politique concernant le droit à la vie privée qui garantit, en ce moment, la protection des données personnelles des utilisateurs :

“Dribbble Holdings Ltd. (“Dribbble”, “we”, “us” or “our”) is committed to protecting the privacy of personal information (i.e. any information relating to an identified or identifiable natural person) who visit the https://dribbble.com website and Dribbble mobile software application (collectively, the “Site”) and use the services available thereon (the “Services”). Amendments to this Privacy Policy will be posted to the Site and/or Services and will be effective when posted. Your continued use of the Site and/or Services following the posting of any amendment to this Privacy Policy shall constitute your acceptance of such amendment.” (Dribbble, repéré à https://dribbble.com/privacy)

Références

Baiocchi, M. (2019). Architecture d’information et expérience utilisateur [PDF]. Repéré à http://archinfo.umontreal.ca/ee2019/documents/

Dribbble. Dans Wikipédia, l’encyclopédie libre. Repéré le 18 août 2019 à https://en.wikipedia.org/wiki/Dribbble

Dribble. (2019). Merriam-Webster. Repéré à https://www.merriam-webster.com/dictionary/dribble

Galang, J. (2017, 6 avril). Crew sold to Dribbble as co-founders turn focus to Unsplash. Betakit. Repéré à https://betakit.com/crew-sold-to-dribbble-as-co-founders-turn-focus-to-unsplash/

OAuth ou ne pas OAuth, that is the question

Voilà maintenant plusieurs mois que ma plateforme de courriels (Yahoo pour ne pas la nommer) me demande d’accepter la nouvelle politique relative à la vie privée d’OAuth. N’étant pas très informée sur le sujet et relativement craintive à l’idée de céder mes informations personnelles, j’ai jusqu’à maintenant remis à plus tard cette demande, ayant manifestement la possiblité de continuer à utliliser mon compte malgré tout.

J’ai été ravie de tomber sur un article d’un collègue expliquant OAuth, me disant que j’allais enfin pouvoir faire la lumière là-dessus. En gros, on y apprend que “OAuth est un protocole libre permettant d’autoriser une application/site web/logiciel à utiliser l’API sécurisé d’un autre site web pour le compte d’un utilisateur. Donc, plus simplement, OAuth vous permet d’utiliser un compte que vous avez déjà sur le web (par exemple Goole, Facebook ou Microsoft) pour vous authentifié ailleurs que sur le site originel.(sic)“. En soit, cela apparaît comme une bonne idée permettant de simplifier l’accès à nos divers comptes. D’ailleurs, sur son site, OAuth se réclame d’un simple accès limité : “The OAuth 2.0 authorization framework enables third-party applications to obtain limited access to a web service.”

Peut-être qu’ au départ l’accès à ces informations pouvait être restreint, or le hic c’est que maintenant, il en va tout autrement. En effet, la liste des informations que OAuth peut aller chercher via nos courriels fait carrément froid dans le dos, comme en témoigne ce passage :

Les données personnelles sont ensuite acheminées aux divers partenaires de OAuth, dont Verizon. Voici ce que l’on retrouve sur le site de Verizon : “With brands like Yahoo, TechCrunch and HuffPost, the company’s media group helps consumers stay informed and entertained, communicate and transact, while creating new ways for advertisers and partners to connect.” Bref, on analyse mes échanges afin de cibler comment me vendre. Je ne sais pas pour vous, mais moi je n’aimerais pas que dans la réalité quelqu’un se tienne à mes côtés afin de recueillir mes propos, pour me vendre un produit dont je n’ai probablement pas besoin. Ça s’apparente drôlement à de l’espionnage.

Alors quel choix me reste-t-il ? Accepter la perte de vie privée, ou déménager ma boîte courriel avec tous les tracas que cela comporte. Tant que Yahoo me permettra d’utiliser mon compte sans accepter sa politique, je resterai dans le statu quo. Ensuite, je devrai malheureusement faire un choix…

Les médias sociaux en mouvement

À l’instar du requin qui coule s’il s’arrête de nager, les médias sociaux doivent leur survie à un constant mouvement se traduitant par une adaptation aux besoins des utilisateurs, toujours avides de nouveautés et d’expérience utilisateur parfaite.

À ce propos, deux nouvelles ont attiré mon attention dernièrement. Après avoir offert la possiblité de publier des nouvelles, de partager des objets sociaux, de réseauter, de discuter, de rencontrer, les médias sociaux s’attaquent maintenant à améliorer notre bien-être. En effet, les développeurs de Pinterest ont récemment annoncés qu’ils proposeront des activités et exercices de relaxation à ses utilisateur afin de diminuer leur stress et aider leur concentration. Ce faisant, ils feront directement compétiton aux nombreuses applications de méditation déjà sur le marché.

La deuxième nouvelle, qui m’a vraiment étonnée, est celle de la plateforme Instagram qui teste présentement la possiblité d’abandonner les “likes” apparaissant sous une publication. En effet, dans un soucis de rendre son service plus sain et de freiner la course folle aux “likes”, elle songe à bouleverser des répères déjà bien établis du web social. Se faisant, elle sème un peu la panique chez les gens du marketing et les influenceurs de ce monde. Comme quoi rien n’est immuable dans le merveilleux monde du Web.

Il semblerait bien que certain médias sociaux ont découvert qu’ils alimentaient un mal de société et on décidé de proposer de solutions. Ce qui n’est pas plus mal.

Économie de l’attention

On le sait maintenant, avec la multiplication des sources sur Internet, il devient difficile de fidéliser un auditoire. J’ai remarqué dernièrement, à la lecture de certain articles en ligne, un encadré donnant le temps de lecture estimé d’un article. Tiens tiens, me suis-je dit, qu’est-ce que ce nouveau gadget. J’ai, comme tout le monde, été séduite par la possibilité d’évaluer si j’avais envie de lire cet article, étant mise au fait de sa longueur.

En faisant une petite recherche, j’ai appris qu’il existe un plugin pouvant être installé sur son blogue, permettant d’afficher l’estimation du temps de lecture. Dans cet article on parle de la platerforme WordPress, mais je suis certaine que des applications similaires existent pour les autres plateformes.

J’ai aussi trouvé un article présentant différents plugin qui permettent de créer des barres de progression afin d’estimer le temps parcouru dans un article. Un autre outil donnant un pouvoir intéressant au lecteur. Time is money !

influenceurs

Que l’on aime ou que l’on aime pas le phénomène des influenceurs, il est pertinent de savoir de quoi il en retourne. C’est effectivement un nouveau joueur important du moment dans le monde du marketing et des médias.

“Inutile de dire que ça brouille la piste, côté consommateur. Après tout, dans cette place publique, personne n’est là pour indiquer ce qui, dans tous ces messages, est commandité, publicisé, ou pas.”

Simple tricherie, ou idée de génie, à vous d’en juger.

Bulles

Ce que j’ai beaucoup apprécié avec l’apparition des blogues, c’était l’opportunité soudaine pour les bédéistes, caricaturistes et autres illustrateurs de pouvoir présenter leur matériel hors des canaux officiels. Avec la facilité de création et d’utilisation des plateformes, une foule de blogues graphiques sont apparus.

Avec le temps, j’en ai visité beaucoup, voici quelques suggestions. Pour la BD, j’aime beaucoup Lunarbaboon, une chronique autobiographique pleine de sensibilité, d’humour, et d’intelligence. Simon the cat, beaucoup plus léger, est un beau clin d’oeil à ce qu’un propriétaire de chat vit au quotidien. En parlant de chat, un blogue d’ici très divertissant est celui de l’Ostie d’chat, de la série de BD du même nom. Une délicieuse incursion dans la vie de jeunes adultes. Pour les amateurs de photo, je suggère vivement 5280 Lens Mafia, un très beau blogue. Pour les illustrations, deux artistes qui m’impressionnent sont Andy Kehoe, pour son originalité, et Meags Fitzgerald, pour son talent et son engagement. Mais en fait, la liste des illustrateurs brillants présent sur le Web est infinie. Si peu de temps, tant de talents à découvrir !

L’étau se resserre

Je parle souvent des dérives des médias sociaux, car je pense que ceux-ci ont une profonde influence sur notre façon de communiquer et que cette influence, en perdurant dans le temps, laissera des traces sur notre humanité. Même si elles sont difficiles à prévoir pour le moment, il faut se rendre compte qu’en cherchant l’âme soeur sur des sites de rencontre, en ayant la possibilité de survivre sans jamais sortir de sa maison, en s’exprimant sur tout et rien sans empathie, les conséquences seront assurément liées à une transformation des rapports entre nous.

Mais outre cette évolution, les dérives prennent plusieurs autres visages, tels que les propos haineux, les fausses nouvelles, l’anxiété liées à la surinformation, pour ne nommer que ceux-là.

Or, Il existe des entités, des gouvernements, des gens qui tentent de trouver des solutions aux effets pervers de la libéralisation d’internet. Cette semaine, la France a adopté une Loi afin de légiférer les propos haineux du Web. Même s’il y a place à l’amélioration, cette Loi est certainement un nouveau pas vers la gestion des Trolls.

Plus près de nous, la fausse nouvelle commence à avoir la vie dure. En effet, Jeff Yates, alias l’inspecteur viral (blogue dans le journal Métro et maintenant à Radio-Canada) a comme mandat de traquer la fausse information virale. Le site de la BAnQ offre aussi beaucoup d’information en relation avec la fausse nouvelle, notamment comment la repérer et comment vérifier les faits.

Aussi, il est maintenant reconnu qu’il existe une problématique en santé mentale liée à l’utilisation d’internet. En prenant conscience que son utilisation peut occasionner des troubles divers, lesquels sont vécu par un certain nombre de gens, il est alors possible de trouver des pistes de solutions afin de les soulager. Par exemple, pour quelqu’un d’écoanxieux, la surinformation augmentant le sentiment d’impuissance, la fréquence de consultation d’internet est à surveiller.

Bref, comme plusieurs le préconisent déjà, il faudra peut-être se déconnecter pour réapprendre à vivre connecté à soi-même et aux autres.

Pour ne pas perdre son âme (juste un petit peu)

Est-ce que comme moi, vous vous êtes rendu compte avec ahurrissement, et ce, malgré l’avoir lu et entendu à maintes reprises, que votre enfant échapperait à votre emprise bienvaillante et irait s’abreuver à d’autre sources ? En effet, dès qu’il met les pieds à l’école, se fait de nouveaux amis, fréquente un service de de garde, c’est la fin des valeurs soigneusement choisies. Il est certain que la façon dont on élève son enfant restera pour la vie, et que si c’est fait dans l’amour et le respect, il aura toute les chances du monde de reproduire les valeurs si chères à notre coeur. Mais il faut se faire à l’idée, la vie n’est pas juste une “ride” de licorne et il faut savoir choisir ses combats. Personnellement, je trouve qu’à vouloir élever notre enfant dans nos habitudes intégristes (végane, pas de télé, cours de méditation transcendantale, etc), il s’en trouvera ostracisé et au final, un peu marginal et plutôt malheureux.

Chez nous, on privilégie la récupération plutôt que l’achat de neuf, l’achat local, les petites compagnies plutôt que les monopoles, etc. Maintenant que mon fils a goûté aux jeux vidéo ailleurs qu’à la maison, que j’ai fais quelques lectures qui m’ont rassurées sur le potenteil éducatifs de ceux-ci, comment me repérer dans ce temple de la consommation en constante évolution ? Plus précisément, doit-on vendre notre âme aux grandes compagnies de jeux vidéos ?

C’est ce que je croyais jusqu’à ce que je tombe sur ce bref et excellent billet d’Alexandre Beaudoin (Que veut dire le terme Indie dans l’univers du jeu vidéo?). Celui-ci nous apprend qu’il existe des compagnies indépendante distribuant des jeux vidéo en ligne, nous offrant une plateforme pour acheter et installer des jeux en ligne sans passer par l’achat d’un équipement venant d’un des gros joueurs de l’industrie. Aussi, Alexandre Beaudoin nous offre une liste intéressante de jeux vidéos produits par des studios indépendant.

Bref, de quoi être une consommatrice avisée, en attendant que junior réclame à hauts cris Mario Bros.

De la genèse des blogues

J’ai vécu l’apparition des blogues, j’ai cet âge là. J’ai assisté à cette révolution qui donna la parole aux quidams ayant soif de choses à dire (c’était avant l’ère apocalyptique des Trolls). Quelle effervescence, toutes ces nouvelles fenêtres vers des mondes jusqu’alors inaccessibles.

J’ai particulièrement apprécié la multitude des voix marginales, des parcours différents, des tons irrévérencieux, des propos originaux, toutes ces choses que l’on ne voyait pas dans les médias traditonnels. Je me souviens d’avoir accroché aux récits nocturnes d’un chauffeur de taxi poétique (Un taxi la nuit) et à l’humour décomplexé d’une maman un brin cynique (Les chroniques d’une mère indigne). Il est vrai qu’à force de lire régulièrement les billets d’un auteur, on fini par se sentir proche de lui, comme un ami ou un membre de sa famille. Je comprends très bien tous ces liens qui se sont tissés entre blogueurs. Comme j’aurais aimé appartenir à cette confrérie; hélas ma créativité, ou ma pertinence, ont des limites.

Et puis, comme ça prend du temps et de la fidélité, lire tous ces billets, on finit par oublier. Ou alors l’auteur arrête de publier. Ensuite les médias sociaux sont apparus et nous ont permis d’avoir accès une multitude de voix à la fois, avec tous les avantages que ça apporte, et toutes les dérives que nous connaissons. Reste que le blogue a toujours sa place, pour les gens qui tentent des expériences (à ce compte j’aime bien l’expérience culinaire trash de Martin «Rooster» Roussy) ou ceux qui ont des choses intellingente à dire qui nous force à plus de deux minutes de lecture à la fois (par exemple Maria Popova).

Les blogues ne sont pas morts, vives les blogues !